Feux de navigation obligatoires : réglementation en vigueur en 2026, interprétation et choix selon votre bateau
Vous voulez naviguer de nuit (ou par mauvaise visibilité), mais vous n’êtes pas sûr d’être correctement éclairé — ou vous vous demandez si on peut “faire sans feux” sur un petit bateau ? Les feux de navigation obligatoires ne sont pas un détail : ce sont des repères normalisés qui permettent aux autres navires de vous voir, de comprendre votre cap et souvent de deviner votre situation (moteur, voile, remorquage, pêche…). Dans ce guide, on reprend les règles applicables en 2026 (RIPAM/COLREG) et on vous aide à choisir une configuration claire et conforme.
Les feux de navigation sont obligatoires du coucher au lever du soleil, et aussi de jour en visibilité réduite. Ils indiquent votre présence, votre orientation (rouge/vert/blanc) et parfois votre statut (voilier, remorquage, pêche, navire non maître de sa manœuvre…). La configuration dépend surtout de votre type de bateau (moteur/voile) et de sa longueur.
- Les feux de navigation sont-ils obligatoires en 2026 ?
- À quoi servent concrètement les feux de navigation ?
- Pourquoi la nuit est le moment où ça se joue (et pourquoi des feux “OK” ne suffisent pas)
- Quand faut-il allumer les feux de navigation ?
- Comment interpréter les feux que vous voyez au loin ?
- Quels sont les différents types de feux (définitions simples) ?
- Quels feux obligatoires selon la taille et le type de bateau ?
- Quelle portée minimale doivent avoir les feux ?
- Quels feux afficher au mouillage ?
- Kayak/canot, chalutier, remorquage, poussage, navires de service : quels feux ?
- Non maître de sa manœuvre, navire échoué : quels feux ?
- LED vs ampoules “classiques” : quelles technologies de feux ?
- Comment choisir et installer des feux de navigation (sans se tromper) ?
- Comment savoir si mes feux de navigation sont conformes (Europe) ?
- NB : dispositif lumineux sur gilet & feu à retournement
- Récapitulatif (tableau)
- FAQ express
Les feux de navigation sont-ils obligatoires en 2026 ?
Oui. Les règles internationales (RIPAM/COLREG) encadrent l’usage des feux la nuit et en visibilité réduite, et fixent notamment :
la portée minimale des feux (règle 22), les feux requis pour un bateau à moteur (règle 23) et pour un voilier (règle 25).
Et avant même de parler “types de feux”, la règle de base est simple : on applique ces obligations du coucher au lever du soleil, et aussi quand la visibilité est réduite (règle 20).
Référence : RIPAM/COLREG (PDF).
À quoi servent concrètement les feux de navigation ?
Les feux de navigation sont le “langage visuel” de la mer. Ils permettent aux autres de : vous repérer (présence), comprendre votre orientation (qui voit votre bâbord/tribord/poupe), et souvent identifier votre situation (bateau à moteur, voilier, navire en pêche, remorquage, navire en difficulté de manœuvre…). Résultat : moins d’hésitation, moins de décisions “à l’aveugle”, et donc moins de risques de collision.
Pourquoi la nuit est le moment où ça se joue (et pourquoi des feux “OK” ne suffisent pas)
Des incidents en mer, il en existe. Et la nuit, la marge d’erreur se réduit : on évalue moins bien les distances, on confond plus facilement un feu de pont avec un feu réglementaire, et une simple panne (faux contact, corrosion, ampoule grillée) peut vous rendre “invisible” au pire moment. L’objectif n’est pas seulement d’avoir des feux installés : c’est d’avoir des feux opérationnels, lisibles et au bon endroit.
Conseil simple : avant une sortie tardive, testez chaque position (bâbord/tribord/poupe/tête de mât/mouillage) et assurez-vous que l’intensité est correcte. Et si vous naviguez souvent dans le froid, l’humidité ou la brume, les repères de navigation en hiver rappellent à quel point la visibilité devient vite un sujet. Si vous devez vous équiper, vous trouverez des modèles adaptés sur notre sélection : feux de navigation DAM Marine.
Quand faut-il allumer les feux de navigation ?
Les feux doivent être allumés : du coucher au lever du soleil, et aussi de jour en visibilité réduite (brouillard, grain, forte pluie, brume).
C’est un point important : ce n’est pas “feux uniquement la nuit”.
Référence : règle 20 du RIPAM/COLREG (voir PDF).
À retenir : un feu de mouillage (blanc 360°) n’est pas un feu “de navigation en route”. Si vous êtes au mouillage, vous affichez le mouillage ; si vous êtes en navigation, vous affichez les feux correspondant à votre type de navire. Et quand la visibilité se dégrade, beaucoup de plaisanciers complètent leur veille avec l’ AIS et une radio VHF marine (sans jamais remplacer les feux par de l’électronique).
Comment interpréter les feux que vous voyez au loin ?
Oui, les feux servent aussi à “lire” les autres. Tous les bateaux n’affichent pas la même combinaison, car la réglementation varie selon : le type de propulsion (moteur/voile), la longueur, et parfois l’activité (pêche, remorquage…). En clair : ce que vous voyez vous donne des indices sur qui est en face et ce qu’il fait. Et si les termes bâbord/tribord/poupe vous semblent flous, une remise à niveau sur les parties d’un bateau aide à comprendre instantanément ce que “racontent” les feux.
- Vous voyez du rouge : vous regardez le bâbord (côté gauche) du navire.
- Vous voyez du vert : vous regardez le tribord (côté droit) du navire.
- Vous voyez rouge + vert : le navire est plutôt face à vous (vous voyez ses deux côtés avant).
- Vous voyez du blanc “arrière” : vous êtes plutôt dans sa zone arrière (vous voyez sa poupe).
Qu’est-ce qu’un feu de côté (bâbord/tribord) ?
Les feux de côté sont deux feux à l’avant : rouge à bâbord et vert à tribord. Ils sont visibles sur 112,5° de chaque côté. Leur rôle : indiquer votre orientation aux autres.
Exemple : si quelqu’un ne voit que votre rouge, il est sur votre côté bâbord ; s’il voit rouge + vert, il vous voit plutôt de face.
Qu’est-ce qu’un feu de poupe ?
Le feu de poupe est un feu blanc à l’arrière du bateau, visible sur 135°. Il sert à montrer votre arrière. Si un autre navire voit ce feu, il est globalement derrière vous.
Qu’est-ce qu’un feu de tête de mât ?
Le feu de tête de mât est un feu blanc orienté vers l’avant, visible sur 225°. C’est un feu typique des navires à propulsion mécanique : il aide à distinguer un bateau “au moteur” d’un bateau “à la voile”.
Qu’est-ce qu’un feu tout horizon (360°) ?
Un feu tout horizon est visible sur 360°. Il peut être blanc (souvent mouillage) ou d’autres couleurs selon des situations particulières (ex. navire non maître de sa manœuvre, pêche…). On le rencontre souvent sur les bateaux qui doivent être vus “de partout”, ou quand la règle autorise une configuration simplifiée.
Exemple produit : feu 360° LED.
Qu’est-ce qu’un feu bicolore (rouge/vert) ou un feu tricolore (rouge/vert/blanc) ?
Un feu bicolore combine les deux feux de côté (rouge + vert) en un seul fanal, généralement sur l’axe du bateau. Un feu tricolore combine rouge + vert + blanc (côtés + poupe) en un seul feu, souvent en tête de mât sur les voiliers.
Point crucial : le feu tricolore en tête de mât est une option fréquente à la voile (voilier), mais pas lorsque le voilier navigue au moteur.
Qu’est-ce qu’un feu de remorquage (jaune) ?
Le feu de remorquage est un feu jaune placé à l’arrière, qui éclaire le même secteur qu’un feu de poupe (135°). Il s’ajoute aux feux spécifiques des navires en remorquage pour signaler clairement l’opération.
Qu’est-ce qu’un feu à éclats bleu ?
Un feu bleu à éclats est généralement associé à des navires de service ou d’intervention (selon les usages locaux). Important : ce n’est pas un “feu de navigation standard” à imiter sur un bateau de plaisance. Si vous voyez un feu bleu clignotant, considérez-le comme un signal d’attention : réduisez l’allure, gardez vos distances, et évitez de gêner la manœuvre.
Qu’est-ce qu’un feu à éclats “spéciaux” ?
“À éclats” décrit un rythme (clignotement régulier) et non une couleur en soi. Certains navires ont des feux spécifiques selon leur statut (ex. opérations particulières). En plaisance, l’idée à retenir est simple : ne pas ajouter de feux clignotants qui pourraient être confondus avec des signaux réglementaires, et éviter les décorations lumineuses visibles de loin pendant la navigation.
Quels feux obligatoires selon la taille et le type de bateau ?
Voici la partie la plus recherchée : “qu’est-ce que je dois afficher, moi ?”. Les règles détaillent plusieurs cas, mais vous pouvez raisonner avec 2 critères : moteur ou voile, et longueur. (Et un rappel important : un voilier au moteur est considéré comme un bateau à moteur pour les feux.)
Bateau motorisé de moins de 7 m (vitesse maximale 7 nœuds)
Les engins à moteur de moins de 7 m dont la vitesse est limitée à 7 nœuds peuvent arborer une configuration simplifiée. L’objectif reste le même : être visible et compréhensible pour éviter un abordage.
Option 1 : 1 x feu tout-horizon blanc + 1 x feu bâbord rouge + 1 x feu tribord vert
Option 2 (si aucun feu ne peut être installé) : 1 x projecteur à main ou 1 x lampe torche puissante à montrer en temps utile.
Bateau à propulsion mécanique de moins de 12 m
Sur un bateau à moteur de moins de 12 m, le montage peut rester compact, mais doit rester lisible. Ici, le feu blanc tout-horizon sert de repère principal (il remplace, dans cette logique, l’ensemble “feu de mât + feu de poupe” d’une configuration plus classique).
Option 1 : 1 x feu tout-horizon blanc + 1 x feu bâbord rouge + 1 x feu tribord vert.
Option 2 : 1 x feu tout-horizon blanc + 1 x fanal bicolore (rouge/vert combinés).
Bateau à propulsion mécanique de 12 m et plus
À partir de 12 m, la lecture devient plus stricte : il faut distinguer clairement l’avant et l’arrière. La configuration “classique” repose sur un feu blanc vers l’avant (feu de mât), des feux de côté, et un feu de poupe.
Configuration classique : 1 x feu de tête de mât blanc (à l’avant) + 1 x feu bâbord rouge + 1 x feu tribord vert + 1 x feu de poupe.
Variante rencontrée selon les montages/homologations : 1 x feu de tête de mât blanc + 1 x fanal bicolore + 1 x feu de poupe.
Voilier jusqu’à 20 m (faisant route à la voile)
Un voilier faisant route à la voile doit pouvoir être identifié comme tel. La base, c’est la combinaison “feux de côté + feu de poupe”. Sur un voilier de moins de 20 m, deux solutions courantes existent : feux séparés (classiques) ou fanal tricolore en tête de mât.
Configuration classique : 1 x feu bâbord rouge + 1 x feu tribord vert + 1 x feu de poupe.
Sont également permis : 1 x feu tout-horizon rouge et 1 x feu tout-horizon vert près de la tête de mât (sur certains montages).
Option voilier ≤ 20 m : 1 x fanal tricolore tout-horizon (rouge/vert/blanc) en tête de mât.
Voilier de plus de 20 m (faisant route à la voile)
Au-delà de 20 m, on revient à une lecture plus “standardisée” : le voilier doit afficher la configuration classique des feux de navigation à la voile. Le fanal tricolore n’est plus l’option mise en avant pour cette longueur : on privilégie des feux séparés, très lisibles.
- Configuration attendue : 1 x feu bâbord rouge + 1 x feu tribord vert + 1 x feu de poupe.
- Selon les cas : des feux additionnels peuvent aider à identifier le statut, mais la base reste “côté + poupe”.
Quelle portée minimale doivent avoir les feux ?
La portée correspond à la distance à laquelle un feu doit être visible, exprimée en milles nautiques (MN). Elle dépend de la longueur du navire. Ce point est important quand vous remplacez un feu : une LED très “belle” mais trop faible n’est pas forcément conforme.
| Longueur du navire | Feux concernés | Portée minimale (repères) |
|---|---|---|
| < 12 m | Tête de mât, côtés, poupe, tricolore, tout-horizon | Tête de mât : 2 MN · Côtés : 1 MN · Poupe : 2 MN · Tricolore : 2 MN · Tout-horizon : 2 MN |
| 12 à < 50 m | Tête de mât, côtés, poupe, tricolore, tout-horizon | Tête de mât : 5 MN · Côtés : 2 MN · Poupe : 2 MN · Tricolore : 2 MN · Tout-horizon : 2 MN |
| ≥ 50 m | Tête de mât, côtés, poupe, tout-horizon | Tête de mât : 6 MN · Côtés : 3 MN · Poupe : 3 MN · Tout-horizon : 3 MN |
Quels feux afficher au mouillage ?
Au mouillage, l’objectif est simple : indiquer que vous êtes immobile et que vous occupez une position. La configuration la plus connue est un feu blanc tout horizon (360°) (souvent appelé “feu de mouillage”).
Point de bon sens : ne mélangez pas feu de mouillage et feux de route : cela rend votre situation confuse pour les autres.
Exemple : feu 360° LED pour mouillage.
Kayak/canot, chalutier, remorquage, poussage, navires de service : quels feux ?
Cette partie sert surtout à reconnaître les autres navires (et donc mieux réagir). En plaisance, vous croiserez parfois des configurations “impressionnantes” : ce n’est pas du décor, c’est un statut.
Quels feux doit montrer un canot ou un kayak la nuit ?
Sur les très petites embarcations, la règle de base est de pouvoir signaler sa présence avec une lumière blanche visible à temps utile. En France, pour la navigation en mer, beaucoup d’embarcations propulsées à l’énergie humaine sont encadrées (souvent navigation diurne et zones limitées), donc le meilleur conseil reste : éviter la sortie nocturne sur ces supports, et prévoir une lampe étanche si un retour tardif devient nécessaire. Si vous êtes en annexe, privilégiez des feux simples, visibles et stables (plutôt que des gadgets clignotants).
Quels feux pour un chalutier (navire en pêche) ?
Un navire en pêche affiche des feux spécifiques (souvent une combinaison de feux tout-horizon) qui indiquent qu’il peut être limité dans sa manœuvre (filets, chalut, lignes). En plaisance, la bonne réaction est généralement : anticiper, garder ses distances, et ne pas couper sa trajectoire.
Quels feux pour un navire en train de remorquer ?
Le remorquage implique des feux supplémentaires : on doit pouvoir comprendre qu’il y a potentiellement une remorque, un câble, et une manœuvre particulière. Si vous identifiez un remorquage, évitez de passer “entre les deux” et gardez en tête qu’un câble peut être difficile à voir.
Quels feux pour un navire en train de pousser ?
Le poussage (notamment en zones spécifiques ou sur certaines unités de travail) peut modifier la silhouette et le comportement du navire. Là encore : priorité à l’anticipation, et évitez de vous faufiler à proximité.
Quels feux pour un bateau de police ou un navire d’intervention ?
En plus de leurs feux de navigation réglementaires, les navires d’intervention peuvent utiliser des feux d’attention (souvent clignotants) pendant une opération. Votre réflexe : ralentir, laisser de l’espace, et ne pas gêner la zone d’intervention.
Non maître de sa manœuvre, navire échoué : quels feux ?
Deux situations méritent d’être connues, car elles expliquent des combinaisons “bizarres” de feux : non maître de sa manœuvre (difficulté à manœuvrer) et échoué. Quand vous voyez ces signaux, la règle implicite est : ne pas compter sur une manœuvre rapide de sa part et garder une marge de sécurité.
Quels feux doivent être allumés pour indiquer qu’un navire est non maître de sa manœuvre ?
Le signal le plus connu est une paire de feux rouges tout-horizon l’un au-dessus de l’autre (verticalement). Cela signifie : “je ne peux pas manœuvrer comme prévu”. Il faut donc lui laisser de la place.
Comment signaler correctement que mon voilier ou mon bateau à moteur s’est échoué ?
Un navire échoué combine des signaux spécifiques (dont des feux rouges tout-horizon) avec des feux d’ancrage/mouillage selon les cas. Si vous êtes celui qui s’échoue, l’objectif est d’être vu clairement et de ne pas être confondu avec un bateau au mouillage “normal”. Dans tous les cas, la priorité reste la sécurité des personnes et l’appel si nécessaire.
LED vs ampoules “classiques” : quelles technologies de feux ?
Sur le marché, vous trouverez principalement : LED et ampoules classiques (incandescence/halogène selon les installations). Les deux peuvent fonctionner si le feu est conforme (couleur, secteur, portée), mais la LED apporte souvent des avantages concrets en plaisance : faible consommation, durée de vie, bonne tenue aux vibrations.
Là où il faut être vigilant : une LED “très puissante” n’est pas automatiquement un bon feu de navigation. Ce qui compte, c’est le bon secteur, la bonne couleur (rouge/vert/blanc sans dérive) et la portée attendue.
Comment choisir et installer des feux de navigation (sans se tromper) ?
Bonne nouvelle : au-delà des différentes configurations réglementaires, on ne parle pas de “modèles moteur” vs “modèles voile”. Ce sont souvent les mêmes familles de feux (côtés, poupe, tête de mât, 360°), et c’est votre combinaison qui change.
Quelles sont les grandes familles de montage (à piles, à visser, encastrable) ?
Vous rencontrerez généralement : feux à visser (sur la coque ou un support), encastrables (plus discrets, intégrés), et parfois des solutions autonomes (à piles) utiles pour une annexe ou un dépannage. Le bon choix dépend de votre bateau : place disponible, risque de chocs, câblage existant, esthétique… et surtout visibilité réelle (pas cachée par une capote, un bimini ou une annexe).
Quelles erreurs d’installation évitent 80% des problèmes ?
Les pannes de feux viennent très souvent de détails d’installation. En pratique, ces 3 points évitent la majorité des soucis :
- Protéger le circuit (fusible adapté) et soigner les connexions (cosse marine, gaine thermo, étanchéité).
- Prévoir un interrupteur clair (route / mouillage / pont), plutôt qu’un montage “bricolé”.
- Limiter la corrosion : c’est un grand classique des pannes de feux.
Pour le matériel de commande, vous trouverez des solutions ici : interrupteurs marine.
Comment savoir si mes feux de navigation sont conformes (Europe) ?
Une vérification “simple et efficace” se fait en 5 points :
- Couleurs : rouge/vert/blanc nets (pas de LED “blanc froid” qui tire sur le bleu).
- Secteurs : 112,5° (côtés), 135° (poupe), 225° (tête), 360° (tout-horizon).
- Position : feux alignés, non masqués, montés proprement (pas derrière un balcon ou un taud).
- Portée : cohérente avec votre longueur (tableau plus haut).
- Lisibilité : pas d’éclairage décoratif confondant, ni projecteur laissé en continu.
Si vous achetez un feu neuf, vérifiez aussi les mentions de conformité et l’usage prévu (navigation/mouillage, longueur max, etc.). Et si vous faites l’entretien annuel du bateau, profitez de l’hivernage pour contrôler l’état des connecteurs, l’oxydation et les faux contacts : c’est souvent là que les problèmes naissent.
NB : dispositif lumineux sur gilet & feu à retournement
Au-delà des feux de navigation (RIPAM/COLREG), l’armement de sécurité en plaisance inclut un point souvent oublié : un dispositif lumineux (collectif ou individuel) peut être utile et, selon la navigation, attendu pour faciliter le repérage d’une personne à la mer. En clair : un petit flash ou une lampe étanche sur le gilet peut faire une vraie différence pour être vu.
Autre élément connu : le feu à retournement (souvent monté sur une bouée fer à cheval ou bouée couronne). Ce feu s’allume automatiquement au contact de l’eau et signale une personne tombée à la mer — et il prend tout son sens quand on rentre tard ou quand la mer se lève.
Récapitulatif (tableau)
Ce tableau résume l’idée principale : la combinaison de feux dépend de votre situation (en navigation / au mouillage) et de votre bateau (moteur/voile, longueur). Pour des cas très spécifiques (pêche, remorquage, navire en difficulté), référez-vous au texte complet du RIPAM/COLREG.
| Votre cas | Feux à prévoir (repère simple) | Point d’attention |
|---|---|---|
| Moteur < 7 m, ≤ 7 nœuds | Blanc 360° (et feux de côté si possible) | Être vu + rester lisible |
| Moteur < 12 m | Rouge/vert + blanc conforme | Ne pas confondre navigation vs mouillage |
| Moteur ≥ 12 m | Rouge/vert + tête de mât (225°) + poupe (135°) | Avant/arrière clairement distincts |
| Voilier < 20 m (à la voile) | Tricolore possible (tête de mât) ou feux séparés | Au moteur = règles “bateau à moteur” |
| Voilier < 7 m | Lampe blanche prête (minimum) + solution compacte recommandée | Ne pas compter sur “on me verra” |
| Au mouillage (nuit) | Blanc 360° (feu de mouillage) | Éviter de laisser les feux de navigation allumés |
FAQ express
Un projecteur (rampe LED, phare de recherche) peut-il remplacer les feux de navigation ?
Non. Un projecteur sert ponctuellement (repérage d’un amer, manœuvre lente, recherche), mais il ne remplace pas des feux réglementaires. Pire : laissé allumé, il peut éblouir et rendre votre situation incompréhensible.
Puis-je utiliser des feux à piles “portatifs” comme solution permanente ?
Les feux portatifs peuvent dépanner (annexe, urgence, panne), mais en usage régulier il vaut mieux une installation stable : visibilité constante, secteurs respectés, moins de risque de chute ou de mauvaise orientation.
Comment éviter les pannes de feux de navigation (les vraies causes) ?
Le plus fréquent : corrosion, mauvais sertissage, connecteurs non étanches, câble fatigué dans le mât, masse douteuse. Une vérification avant sortie + des connexions “marine” (gaine thermo, étanchéité, fusible) évitent la majorité des soucis.
Pourquoi mes feux semblent “faibles” malgré une LED neuve ?
Souvent, ce n’est pas la LED : c’est la chute de tension (câble trop fin, longueur, connecteur oxydé), ou un montage qui masque une partie du secteur. Vérifiez l’alimentation au multimètre et l’absence d’obstacle devant le feu.
Peut-on “décorer” son bateau avec des LED la nuit ?
En navigation, c’est à éviter : un éclairage décoratif visible de loin peut être confondu avec des signaux. Si vous tenez à un éclairage d’ambiance au mouillage, gardez-le discret et sans interférer avec le feu de mouillage.
Si un feu tombe en panne en mer, que faire immédiatement ?
Réduisez l’allure, augmentez la veille, mettez-vous dans la configuration la plus lisible possible, et utilisez une lampe étanche en dépannage (sans éblouir). L’objectif est de rester “compréhensible” pour les autres jusqu’au retour ou à la réparation.
Existe-t-il un “kit simple” pour se remettre en conformité rapidement ?
Oui, souvent : un jeu bâbord/tribord + un feu 360° (mouillage) + un interrupteur adapté couvrent une grande partie des besoins en plaisance. Vous pouvez partir sur la catégorie feu de navigation et compléter selon votre configuration (moteur/voile, longueur, mouillage).












